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Le parc aux daims

Texte extrait de : Le Prince Siddhartha de Jonathan Landway et Janet Rooke. Éditions Dharma 1996

La route était longue jusqu'à Varanasi et le Bouddha progressait lentement à travers villes et villages. Il attirait tout le monde sur son passage. De haute taille, l'air noble, il se mouvait avec grâce et dignité. Sa seule vision apportait apaisement et joie. A chaque personne rencontrée il disait des paroles de joie et de réconfort. Qu'ils fussent riches ou pauvres, sots ou intelligents, de haute ou de basse caste, le Bouddha les traitait tous également avec grand amour et respect.

Il atteignit enfin le parc aux daims. Le voyant s'approcher de loin les hommes avec lesquels il avait autrefois pratiqué la méditation murmurèrent aussitôt entre eux: « Voici venir ce bon à rien de Siddhartâ, nous n'avons rien à faire avec cet homme inconstant. Faisons semblant de l'ignorer s'il vient tout près. »

À mesure que le Bouddha s'avançait, très vite les hommes sentirent que quelque chose de particulier émanait de sa personne. Modifiant leur attitude,ils se levèrent spontanément. Avec un grand respect ils lui arrangèrent un siège, disposèrent sa robe, lui apportèrent de l'eau et dirent :

Bienvenue au parc aux daims Siddhartâ, nous sommes très honorés de ta visite. »
Le Bouddha répondit: O Moines, je vous remercie pour votre aimable accueil.

Alors, plein de vénération les cinq hommes dirent: « O Bouddha, de grâce enseigne nous ce que tu as appris afin que, nous aussi nous puissions nous éveiller.»
Et, c'est ainsi qu'en réponse à leur demande, le Bouddha fit son premier discours.

On l'appelle « L'ébranlement de la Roue du Dharma, » Dharma voulant dire ici la vérité qu'il avait découverte.

O Moines, commença-t-il, vous devez savoir qu'il y a quatre Nobles Vérités.

La première est la Noble Vérité de la Souffrance.
La vie est indissociable des souffrances de la naissance, de la vieillesse,de la maladie et de la mort. Les gens traquent le plaisir mais ne débusquent que la peine. Et,même quand ils font quelque chose d'agréable,ils ont vite fait de s'en lasser. Nulle part on ne trouve de réelle satisfaction ni de paix.

« En deuxième vient la Noble vérité de la cause de la souffrance. Quand notre esprit est sous l'emprise de l'avidité et du désir, toutes sortes de souffrance s'ensuivent. Cette attitude ignorante et âpre est la source de tout mécontentement et nous prive de notre paix intérieure.

« En troisième vient la Noble Vérité de la fin de la souffrance.
Quand nous vidons notre cœur de toute soif aveugle et de tout désir brûlant, la souffrance et l'insatisfaction cessent. Nous ressentons alors un bonheur de loin supérieur aux plaisirs ordinaires et une paix bien au-delà des mots.

« Enfin, la quatrième Noble Vérité est la Noble Vérité du Chemin. Ce chemin conduit à la fin de toute souffrance. Si nous évitons de nuire à autrui, si nous aiguisons et concentrons notre esprit et acquérons de la sagesse, chacun de nous peut atteindre le bonheur parfait qui est la fin de toute souffrance.

Quand ils entendirent ces paroles, les auditeurs de cet enseignement furent aussi heureux que s'ils avaient trouvé un trésor.

Peinture Le parc aux daims

Le parc aux daims
Peinture acrylique sur bois de Michel Walzer
Dimensions : 120 x 180 cm
Durée d'exécution : 272 heures
Année : 2015-2016

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